Urbanisme

Comment nous déplaçons-nous ?

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La mobilité, comprendre nos déplacements pour mieux les appréhender

À l’heure où les problématiques environnementales, de santé publique, économiques et sociales sont plus que jamais au cœur de l’actualité, la mobilité, est un enjeu majeur et complexe, qui devra nécessairement évoluer dans les années à venir.

Ces dernières décennies les territoires périurbains ont connu un accroissement général de la mobilité des personnes et des marchandises, largement supporté par les déplacements motorisés (voiture, camion…), au détriment de modes moins consommateurs d’énergie, moins polluants et bénéfiques pour la santé (marche, vélo par exemple).

Consciente de la problématique, la France s’est engagée à réduire de 20 % les émissions de CO² du secteur Transport d’ici 2020. Coût du carburant, temps passé dans les bouchons, pollution de l'air, les raisons ne manquent pas pour inciter fortement à se déplacer autrement.

Réduire cette mobilité « carbonée » et individuelle et repenser nos déplacements est donc devenu un enjeu essentiel. Certes, mais nous qui prenons nos voitures pour le moindre déplacement, comment faire ?
Revoir la manière dont nous nous déplaçons, c’est agir en faveur de solutions de mobilité plus durables et porteuses de croissance. L’état, les collectivités et la société civile mènent de nombreuses actions pour soutenir le développement des véhicules moins énergivores et plus propres ; contribuer à une organisation durable des systèmes de transport et modifier les comportements, comme renforcer l’usage des services à la mobilité, le recours aux modes actifs (marche, vélo, trottinette…) et aux transports collectifs ou partagés.

 

Une démarche mutualisée

Par ailleurs, le Code de l’Environnement impose aux intercommunalités comprises dans une aire urbaine de plus 100 000 habitants et compétente en matière de mobilité, d’établir un Plan de Déplacement Urbain. Ainsi, en 2011 l’Agglomération de Creil et la ville de Liancourt ont dû lancer cette démarche qui a été déléguée au Syndicat Mixte du Bassin Creillois et des Vallées Bréthoise.

Parce que les mobilités s’affranchissent des limites administratives, et qu’une étoile ferroviaire ayant Creil pour pilier, rayonne sur les territoires alentours, 4 autres communautés de communes dont la CCPOH ont choisi de se rallier au projet en 2015 afin de le rendre cohérent, et efficace à l’échelle du bassin de vie, ce qui permettra d’anticiper et d’orienter les évolutions futures.

Lancée fin 2017, la démarche consiste à planifier sur 10 ans, les actions qui seront menées pour une mobilité durable. Le Plan de déplacement se traduit par la mise en place d’actions visant notamment à favoriser des modes de transports plus responsables (covoiturage, autopartage...), voire alternatifs à la voiture particulière, à développer les transports collectifs, la pratique du vélo, la marche et de nouveaux services (covoiturage, autopartage, autostop organisé...) en réduisant notamment l’autosolisme (déplacement effectué seul dans sa voiture). Tous les aspects liés à la mobilité y sont abordés : transport des personnes et des marchandises, circulation, stationnement, cadre de vie, environnement…


La réalisation d’un Plan de Déplacement nécessite une fine connaissance des pratiques de mobilités. Afin d’enrichir le diagnostic, une enquête déplacement a été réalisée par téléphone entre janvier et mai 2017. Elle se veut être la photographie du territoire qui recense les déplacements quels que soient les modes utilisés et les motifs (achat, travail,…) sur une journée type. Ainsi sur les 250 000 isariens concernés par le Plan de déplacement 5 000 ont été interrogés sur leur manière de se déplacer.

Pour suivre les démarches du Plan de déplacement mutualisé : www.mobilites-sud-oise.fr